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S’équiper efficace


S’équiper

Ayez surtout de bonnes chaussures, c’est à dire avec des semelles absorbant les chocs pour soulager les articulations, et crantées afin de bien tenir sur les pierres rendues glissantes par l’humidité, ou l’herbe, notamment sur les chemins en pente, voire hors sentier. Mieux vaut les prendre un peu trop grandes que trop petites : les pieds augmentent un peu de volume en marchant longtemps.

Tige haute ou tige basse : ça dépend de chacun. Les premières protègent les chevilles, les secondes leur permettent de se muscler et d’être souples, ce qui n’est pas inutile pour prévenir l’entorse.

Évitez les ampoules en laçant vos chaussures de telle manière que vos pieds ne flottent ni ne frottent dans vos chaussures. Ne lacez pas trop fort non plus, vous pourriez gêner la circulation sanguine... Un truc consiste à mettre deux paires de chaussettes, dont la première très fine : c’est cette chaussette qui glissera et non votre pied...

Ayez un sac à dos de taille adaptée à vos sorties. Inutile d’avoir 40 ou 60 litres si vous ne marchez que deux ou trois heures. 20 à 30 litres, c’est une bonne capacité pour une randonnée d’une journée dans le massif du Jura. Préférez un sac à bretelles réglables et ceinture abdominale. Essayez le chargé avant de l’acheter.

Ayez un vêtement de pluie au fond du sac : réfléchissez à l’usage que vous ferez d’une veste technique dernier cri à 300 euros après la saison des randonnées. Peut-être une cape ou un poncho feront l’affaire. Voire un parapluie...

Emportez toujours une gourde d’eau. Surtout dans le Jura où la géologie calcaire ne retient pas l’eau, laisse facilement passer la moindre pollution.

Etre léger

Ne vous encombrez pas d’objets, de vêtements, de matériel inutiles. En été, vous avez besoin de marcher confortablement (choisissez vos chaussettes avec soin), de vous protéger du soleil, de la pluie, de la soif, de la fringale, des bestioles (insectes, tiques, abeilles, larve de l’échinococcose...). Un petit pull ou un polo peuvent se glisser dans votre sac si vous grimpez haut ou s’il risque de faire frais ou d’y avoir du vent, ou pire une bise de secteur nord. Chapeau et lunettes de soleil sont indispensables. Un bonnet et des gants peuvent être utiles en cas de bise et/ou si l’on avance dans l’automne, magnifique saison pour ses couleurs et la clarté des ciels...

Manger

Un estomac qui crie famine, voilà le moral du randonneur qui flanche ! D’abord, mangez bien la veille si vous marchez dès le matin : des sucres lents (pâtes, riz, quinoa, féculents...) et des légumes. Au petit déjeuner, mangez des sucres rapides (pain blanc, confiture, miel, fruits...). Évitez de modifier brutalement vos habitudes alimentaires. En rando, emportez ce que vous aimez, ayez des fruits secs en cas de fringale : ils sont énergétiques rapidement.

Boire

Le soleil, le vent, le froid, l’effort même peu intense, concourent à la déshydratation. Boire régulièrement de petites quantités d’eau est nécessaire pour éviter les crampes, les tendinites, retarder la fatigue. La réaction chimique transformant les aliments en énergie musculaire a besoin d’eau. les tendons ont besoin d’eau pour rester souples et élastiques.

La transpiration est normale, elle sert notamment à évacuer la chaleur corporelle produite par l’effort musculaire, le corps fonctionnant à température constante (ou presque : l’effort physique la fait généralement augmenter).

S’orienter

Sans apprentissage, une boussole n’est pas facile à utiliser. Or, une boussole est souvent utile avec une carte à l’échelle 1/25.000 qu’il faut avoir sur soi et savoir lire. Un accompagnateur en montagne, un guide ou un breveté de course d’orientation peuvent vous aider à acquérir des notions d’orientation. Et si vous vous perdez avant d’avoir appris ? Si les piles de votre GPS vous lâchent ? Ne paniquez pas, le soleil se couche à l’ouest au printemps et en automne, un peu plus vers le nord en été. Il y a des nuages ? Observez leur direction : ils viennent souvent de l’ouest. Ayez donc une carte du coin (IGN [1] Top 25 en France, OFT [2] en Suisse) si vous partez à l’aventure, familiarisez vous avec la légende, essayez de savoir à chaque instant où vous êtes, ayez des repères certains dans le paysage.

Partir tôt

Il n’y a plus de glacier dans le Jura, on ne risque donc plus de chute dans la neige ramollie par les rayons du soleil. Mais on risque l’attaque de ces rayons, en été dès 10 h. Et l’orage, en général à partir de 16 h, si on a un peu traîné. Si vous espérez voir des animaux, mieux vaut partir tôt.

Adapter l’itinéraire

Si la canicule est annoncée, marchez en forêt, tentez les gorges et les cascades, les canyons et les reculées... S’il a plu, méfiez vous des pentes herbeuses, de la gadoue des chemins plein d’ornières, du calcaire si poli qu’il fait glisser vos semelles...

[1] Institut géographique national

[2] Office fédéral de topographie

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