<img src="../icones/banniere.gif" width="900" height="400" alt="jurandoubs" />

La fièvre nordique de Chaux-Neuve

Le 12 janvier 2003, des milliers de personnes convergeaient vers le village qui accueillait, avec 273 bénévoles pour la logistique, une épreuve de Coupe du monde de combiné.


La foule des grands jours a envahi les rues, les parkings et les restaurants de Chaux-Neuve. Et même le chapiteau où il fallait par moment attendre trois quarts d’heure pour apprécier la choucroute du jour. Sans doute 3.000 spectateurs ont assisté à la Coupe du monde de combiné nordique qui s’est déroulée par un temps magnifique et un vent glacial (en Sports également). « Chaux-Neuve est l’essence même du ski nordique et a l’un des clubs les plus anciens. Toutes les familles ont ou ont eu un champion », explique Claude Boillot, l’un des 273 bénévoles ayant permis à la manifestation de se tenir.

C’est qu’il en faut du monde pour mesurer les sauts et chronométrer les fondeurs, guider les voitures sur les parkings, enneiger le tremplin et les 2,5 km de piste de fond, faire manger sportifs et spectateurs, servir le vin chaud, délivrer les billets à l’entrée...

JPEG - 37.2 ko
Le tremplin est testé par les vacanciers en été.

« Sans parler des réunions tenues il y a des mois, ça nous a pris toute la semaine », dit Jean Mairet qui a coordonné tous les bénévoles. Essentiellement membres des trois associations de Chaux-Neuve, de Mouthe et du Mont-Noir, certains viennent même de plus loin, par exemple Morteau, pour sentir « l’excellente ambiance » créée autour de l’événement.

Plus de bénévoles que de responsables

Dans la salle hors-sac du Risoux-club, elles sont cinq à nourrir les bénévoles de sandwiches et soupe aux pois. « Depuis l’âge de 19 ans, je suis bénévole et j’adore ça », dit Marie Guy qui annonce fièrement qu’elle en a désormais 78. « J’aime le contact, rire et retrouver mes anciens clients de l’hôtel ’’ le Franc-Comtois ’’ », dit-elle entre deux plongeons du pochon dans la marmite.

Quelques minutes plus tard, toutes doivent faire face à l’arrivée massive des mesureurs, l’épreuve de saut venant de se terminer : « Ils ne savent même pas qui a gagné, c’est ça la passion », s’exclame Claude. Un instant plus tard, voici les cameramen et des concurrents affamés.

Blandine Poux, trésorière du ski-club du Mont-Noir, termine son café avant de retourner aux caisses pour le public de l’après-midi en pensant à sa petite dernière que garde une copine.

Membre de l’organisation, Jean-Marie Letoublon constate, pensif, que l’âge des bénévoles est bien élevé. Est-il inquiet ? « Non, des bénévoles, il y en aura toujours, mais des responsables, c’est plus dur... »

Il y a des jours comme ça à Chaux-Neuve, où l’apparente indolence fait place à l’effervescence et la fièvre. Et peut importe qu’il n’y ait pas 50.000 personnes comme en Norvège dont le roi, raconte Claude, se serait un jour étonné de ne pas voir le président Mitterrand assister à une épreuve de ski nordique !

Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 13.01.2003

Textes et images © Jurandoubs | mentions légales | Site réalisé avec SPIP par Lionel Volta.