Le préfet du Doubs vient de prendre l’arrêté autorisant le projet de complexe touristique quatre saisons, au Gounefay, à Pontarlier. Un restaurant et une salle hors-sac devraient ouvrir à l’automne 2011 pour les adeptes du VTT, du ski de fond, de la raquette, de la randonnée pédestre...
C’était la première procédure dite d’unité touristique nouvelle dans le département. Alors forcément, c’est avec un peu de trac que Nathalie Bertin, vice-présidente au tourisme de la communauté de communes du Larmont (CCL), est allée défendre « son » dossier le 5 août devant la commission départementale de la nature, des paysages et des sites : « On essuyait les plâtres... Aujourd’hui, je suis hypercontente. C’était le passage clé obligatoire, on va pouvoir lancer les consultations pour que le terrassement commence cet automne afin d’ouvrir avant l’hiver 2011-2012 ».
Le projet consiste à édifier sur le site du Gounefay, à 1 200 m d’altitude, au départ des pistes de ski de fond du Larmont, un complexe touristique de 900 m2 à haute qualité environnementale. Il a été confié, sur concours, au cabinet d’architecture bisontin Lombart-Amiot, qui a notamment refait la place de la Liberté de Lons-le-Saunier et le bâtiment du conseil général du Doubs situé rue de la préfecture à Besançon.
Le projet du Gounefay comprend un restaurant de 60 places concédé à un privé, et une station été-hiver gérée par la CCL, comme les autres sites nordiques du Laveron et de la Malmaison. On y trouvera notamment une salle hors-sac de 100 places, une salle de fartage, un local pour accueillir les scolaires, un garage pour les dameurs, un poste de lavage des VTT, un poste de secours...
Enthousiaste, Nathalie Bertin a hâte d’avancer. Elle a consulté un cabinet lyonnais pour l’aider à choisir la forme juridique de la relation avec le restaurateur : « On a rendez-vous en septembre pour proposer une délibération en octobre et ensuite lancer l’appel à candidatures. Je voudrais associer au plus vite un restaurateur aux choix concernant l’intérieur : circulations, organisation, décoration... »
En pierres, bois et tavaillons, l’ensemble remplacera les actuelles constructions sommaires qui ont effacé l’ancien restaurant en bois, détruit par un incendie en 1999, la nuit de Noël. Ce sera l’occasion d’une restructuration complète du site, avec jardin d’altitude et parking sans bitume. Le coût annoncé est de 3 millions d’euros : « Il y a peu de fonds publics pour le restaurant, mais 75% d’argent public (Europe, État, Région, Département) pour la station », indique Nathalie Bertin. La ville de Pontarlier a rajouté 400 000 euros pour amener l’eau et entamé la réhabilitation de la route d’accès. Des navettes de bus sont prévues.
Daniel BORDUR / L’Est Républicain 13 08 2010
Culminant au Grand Taureau, à 1 323 m d’altitude, le Larmont est le plus haut point de Pontarlier. La frontière suisse le traverse, ce qui lui vaut d’avoir des pistes de ski de fond et des itinéraires pédestres ou de VTT internationaux. Le massif offre un panorama à 360° passant par les Alpes, le Chasseron et le Mont Tendre, le lac Saint-Point et le Mont Poupet, le Crêt Monniot et la roche de Hautepierre... Un sentier d’interprétation, flanqué d’un arboretum, le gravit du camping de la ville au sommet, passe par une belle combe d’altitude, des forêts, une crête escarpée. « C’est notre emblème, car un peu alpin. Je n’y mettrai jamais de canons à neige », promet Nathalie Bertin. Pontarlier a deux autres sites nordiques : la sportive Malmaison, le superbe et secret Laveron au départ des Granges-Dessus, allant jusqu’au col de la République, entre vallée du Drugeon et lac Saint-Point...