En passant de 164.113 habitants en 1990 à 172.159 en 1999 et 175.599 aujourd’hui, les 59 communes du Grand Besançon ont crû de 7 % en 18 ans. À peine plus que l’ensemble du département dont la population a augmenté de 6,4 % dans le même temps.
Mais ce développement démographique est très inégal. Besançon perd certes 1 % depuis 1999 en passant de 122.308 à 121.012 habitants, mais reste 1,5 % au dessus des 119.194 recensés de 1990. Les règles de comptage ayant changé en 2003, l’écart est encore plus faible si l’on s’en tient à la seule « population municipale » : 117.080 aujourd’hui contre 117.295 en 1999 et surtout 113.523 en 1990.
Plusieurs communes tirent la croissance démographique avec des augmentations spectaculaires sur deux décennies. Par exemple Chemaudin (949 en 1990 ; 1.238 en 1999 ; 1.448 en 2009, soit +52 % en 18 ans), Busy (408 en 1990 ; 536 aujourd’hui, soit +31 %), Boussières (de 837 à 1.081, +29 %), Châtillon-le-Duc (de 1.572 à 2014, +28 %), École-Valentin (de 1.874 à 2.351, +25 %), Franois (de 1.562 à 1.965, +26 %), Gennes (de 502 à 651, +30 %), Nancray (de 898 à 1.176, +31 %).
Saône, croît de 30 % depuis 1990 en passant de 2.426 à 3.142 habitants et talonne la seconde commune de l’agglo, Thise, qui a pourtant augmenté de 14 % en passant de 2.870 à 3.280 personnes. Roche-lez- Beaupré, qui avait crû d’un quart entre 1990 et 1999 augmenté d’une vingtaine d’âmes.
Audeux (+35% à 433 hab), Auxon-Dessous (+19% à 1.177), Auxon-Dessus (+33% à 1.060), Avanne- Aveney (+26% à 2.368) font également partie des communes champignons.
Quelques rares villages stagnent ou décroissent. Ainsi Deluz qui a perdu 4 % de sa population depuis 1990 (669 hab contre 695 hab) après en avoir gagné en 1999 (706). Larnod est dans le même cas : 651 en 1990 ; 662 en 1999 ; 613 aujourd’hui...
Les élus locaux vont, c’est sûr, analyser à la loupe ces statistiques qui ont des conséquences sur les budgets tant communaux que communautaires. Ils sont consultables sur le site de l’Insee.
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 06.01.2009