Lors du congrès 2009 à Baume-les-Dames, l’association des maires ruraux de France s’est vivement opposée au projet de réforme des collectivités locales.

L’association des maires ruraux de France, qui tenait congrès ce week-end à Baume-les-Dames, s’est déclarée « fermement opposée à la fusion des conseils régionaux et généraux, hostile aux conseillers territoriaux ». Son président Danik Berberian rencontrera mercredi Alain Marleix, secrétaire d’État aux Collectivités locales, pour lui faire part des conclusions du congrès. Les maires ruraux entendent également demander une « péréquation de solidarité » afin que les communes rurales ne perdent pas de recettes fiscales. « Notre sentiment est, qu’avec l’allégement important de la taxe professionnelle, il y aura un manque à gagner à terme. Nous avons peu confiance dans le gouvernement qui annonce un financement à l’euro près ».
Les maires ruraux sont également remontés par rapport au plan de numérisation des écoles publiques rurales : « J’ai signé le 30 mars une convention avec Darcos quand il était ministre de l’Éducation nationale pour 5.000 écoles dans les communes de moins de 2.000 habitants. Il devait y avoir 50 millions d’euros dans le cadre du plan de relance, mais après négociation avec Bercy il n’y avait plus que 20 millions, donc place pour 2.000 projets pour 8.000 demandes », explique Danik Berberian qui a découvert ensuite que le ministère de l’Éducation nationale avait « réservé 20% des crédits aux écoles privées. On est au bord d’un gros scandale car des écoles publiques ont été mises de côté. Chez moi, dans l’Indre, l’inspection académique a signé une convention mais n’a pas l’argent ». Après des lettres au nouveau ministre Luc Chatel, à son collègue de la Relance Patrick Devedjian, puis à MM. Juppé et Rocard qui planchent sur le grand emprunt, le déblocage parait en vue.
Mercredi, les dirigeants de l’association des maires ruraux ont également rendez-vous avec le président de La Poste. Dans une démarche effectuée avec les commissions départementales de présente postale territoriale, ils comptent bien que sera voté un amendement inscrivant dans la loi un nombre plancher de points Poste en France. Le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Espace rural, a dit samedi au congrès que le gouvernement était favorable à l’adoption d’un amendement fixant le nombre de points-poste à 17.098.
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 26.10.2009
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