La Franche-Comté restera donc une région dirigée par la gauche à l’issue du second tour des élections régionales de ce dimanche 21 mars 2010.
Mais que dire de ces 47,4 % qui permettent à la socialiste Marie-Guite Dufay de conserver la présidence que n’aura pas le secrétaire d’État Alain Joyandet qui doit se contenter de 38,4 % ?
Que dire de ces 47,4% qui représentent en fait un électeur sur quatre du fait d’une abstention encore une fois record ?
Une gauche qui obtient 65 à 80 % des voix dans le quartier populaire de Planoise peut-elle se réjouir de sa victoire quand la participation plafonne à 36 ou 39 % dans les bureaux de vote des secteurs les plus pauvres ?
Que dire de l’affirmation d’Alain Joyandet qui assure que la majorité en sièges de Mme Dufay aura face à elle des oppositions majoritaires en voix ? Qu’il est mauvais perdant. Qu’il additionne sans vergogne, et sans doute un peu vite, ses voix à celles de l’extrême droite ! Qu’il défend le projet d’un scrutin à un tour pour 2014, qui, s’il avait été adopté, lui aurait donné la majorité des sièges avec seulement 32 %...
Que dire de cette extrême droite qu’on avait trop vite enterrée sous l’habile et musclé discours de Nicolas Sarkozy ? Que pour elle, il n’y a jamais assez d’expulsions et toujours trop d’étrangers, jamais assez de haine... A 14,2 %, elle représente encore un électeur sur sept, un inscrit sur treize...
21 mars 2010