daniel bordur - journaliste

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Alors que cinq taureaux sont les pères de presque tout le cheptel holstein, les promoteurs de la montbéliarde font des 160 mâles testés chaque année pour la reproduction un argument de vente de semences. Au nom de la diversité génétique et de l’agriculture extensive.

Dans les mêmes plaquettes commerciales, ils vantent l’augmentation de la productivité des vaches. Et récompensent des bêtes donnant 15.000 kg de lait par an, ou dépassant 100.000 kg durant leur carrière...

Certes, réjouissons-nous de constater que les montbéliardes donnent du lait plus longtemps que les autres, qu’elles sont moins malades et qu’aucun fromage n’est meilleur que le comté !

Mais si la montbéliarde tire son épingle du jeu, elle participe aussi à cette course à la transformation du placide bovin en usine sur pattes : il y avait plus de sept millions de vaches dans 800.000 élevages en 1970 ; il y a aujourd’hui deux fois moins de vaches, huit fois moins d’éleveurs et 20 % de lait en plus.

Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 20.04.2006

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