Les annonces faites vendredi au Conseil général pour soigner la Loue vont dans le bon sens, mais souffrent d’une insuffisance criante aux yeux des associations de défense de l’environnement.
« On n’a pas encore tiré de conclusion sur la dimension systémique du problème », estime Gilles Sené, le président de Franche-Comté Nature Environnement. Outre les pollutions industrielles et domestiques, il considère qu’il y a « trop d’apports de phosphore par l’alimentation animale ou les engrais » et propose un nouveau cahier des charges du comté car il trouve que l’agriculture est « trop intensive ». Non pas en soi, mais « pour la Loue ».
Comme l’économie mondiale, la rivière serait menacée par une crise systémique. Qui appelle donc un changement de système.
On entre dans le dur du débat. Mais il sera difficile de le tenir en ces termes-là avec les paysans qui s’estiment montrés du doigt !
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 13.06.2010
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