« Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ». Ce qui nous fait penser à cet adage vieux comme le pouvoir est un nouvel épisode de la rivalité entre Montbéliard et Besançon, démontrant que les territoires ont, comme disait De Gaulle, la politique de leur géographie...
Pierre Moscovici, président socialiste de la communauté d’agglo du pays de Montbéliard, présente jeudi au secrétaire d’État aux sports Bernard Laporte, un dossier ficelé pour la réimplantation du CREPS de Franche-Comté à Montbéliard, sur fond de probable fermeture de Chalain. Sans en avoir dit un mot à Jean-Louis Fousseret, président socialiste de la communauté d’agglo du grand Besançon. Ce dernier est d’autant plus marri qu’il n’avait pris aucune disposition pour récupérer un siège régional qu’il estime avoir naturellement sa place dans la capitale comtoise où le CREPS a un site, avec douze emplois et des centaines de stagiaires par an, depuis 2005.
On sourit d’entendre Mosco feindre la surprise en apprenant que Fousseret ignorait sa démarche : « Pourtant, nos services sont en relation... »
Avec des camarades comme ça, qui ont signé la même motion Delanoé frôlant les 50% dans le Doubs, pas besoin d’ennemi de classe !
Bon congrès de Reims à tous deux...
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 08.11.2008