« Besançon n’est pas une ville où le sentiment d’insécurité est le plus prégnant », constate le commissaire Bernard Valentin, adjoint au directeur départemental de la sécurité publique. Il ajoute, à l’intention de ses auditeurs, vendredi soir lors d’une réunion sur le commerce et la sécurité, que le centre-ville est moins exposé aux braquages que la périphérie, plus proche des lignes de fuite...
D’ailleurs, la police fait bien son travail : « Il y avait 10.000 plaintes dans le Doubs en 2005, il y en a 3.000 de moins en 2009 », se réjouit-il. Sans doute un peu trop vite. Dans la salle, un commerçant ironise : « Comment avez-vous pu faire baisser la délinquance avec 40 policiers en moins depuis 2002 ? » « Restructuration et retour sur le terrain », répond le commissaire qui n’a pas encore tout entendu.
Un autre commerçant se lève : « Quand j’ai voulu déposer plainte pour dégradation, on m’a demandé un devis, c’est pour ça que vous en avez moins ! Quand j’ai voulu porter plainte pour vol de culottes dans ma laverie automatique, on ne l’a pas prise car ce n’était pas ma culotte ! »
La salle rigole, le commissaire sourit : « Je comprends, je suis surpris, venez me voir... »
Politique du résultat par où tu nous tiens !
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 04.04.2010