On ne compte plus les arrêtés préfectoraux sur le centre d’enfouissement technique Nicollin de Corcelles-Ferrières. Le dernier remonte au 13 décembre et prescrit des « mesures d’urgence » après un nouveau glissement constaté la veille, « un pépin de plus », dit Christian Demouge, de l’association Bien-Vivre. Sauf que là, il s’est produit côté est, en un lieu différent des précédents. Juste derrière le vestiaire du personnel. Juste à côté du hangar où s’effectue le tri, dernière activité après l’arrêt du stockage, le 1er novembre.
Un mur de soutènement du talus d’un remblai s’étant effondré, des conséquences sont « possibles sur l’environnement et les personnes », écrit la préfecture qui a interdit l’accès au vestiaire et, pour trois jours, au centre de tri...
Pour Christian Demouge, « la pente de la colline de déchets est trop forte, il y aura d’autres glissements ». Il est mécontent de ne pas avoir été contacté par la préfecture comme d’habitude, mais par la directrice de la décharge elle-même alors que la rumeur courait au village.
Alors il demande de nouveaux travaux « préventifs à la mesure des risques encourus » : réduction de l’inclinaison de la pente ou ouvrage de soutènement profondément ancré dans le sol après une étude « sérieuse ».
Le sérieux. Ce dont on a manqué tant d’années et qu’on attend vraiment pour les trente qui viennent où la surveillance du site par Nicollin est obligatoire...
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 28.12.2011