Nous nous sommes trompés quand nous écrivions, le 3 septembre, que le préfet n’avait pas signé l’arrêté autorisant l’exploitation de l’unité de méthanisation du Gaec l’Aurore, à Reugney.
Cet arrêté avait été discrètement signé deux jours avant « sur la base des avis exprimés par les différentes parties concernées et qui ont été informées de cette signature », a confirmé hier soir la préfecture que nous avons interrogée. Nous l’avions d’ailleurs déjà fait, sans obtenir de réponse, y compris de la part du préfet lui-même qui avait prétexté que « ce n’était pas le moment » de lui poser la question. Le préfet a changé, mais pas l’usage des cachotteries...
La méthanisation étant approuvée par tout le monde, on verra sur pièces si les réserves sur le controversé plan d’épandage sont suivies d’effet. Le porteur du projet n’en savait rien lui-même, indiquant hier soir n’avoir pas eu connaissance d’un arrêté qui n’est toujours pas publié.
Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 14.09.2010
L’arrêté préfectoral autorisant l’unité de méthanisation du GAEC L’Aurore de Reugney modifie à la marge le projet initial. Ces modifications portent essentiellement sur la protection de l’environnement. La capacité de stockage des digestats (résidus) est ainsi portée de 192 à 204 jours.
On est loin de la demande de la DREAL (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de la porter à neuf mois. « On respectera », réagit René Monnier, l’un des associés du GAEC en soulignant que « la moyenne de stockage du secteur est de 135 jours ».
Le digesteur et le post-digesteur voient également leurs capacités quelque peu diminuées. Le projet prévoyait respectivement 1.200 et 1.526 m3, l’autorisation les plafonne à 1.065 et 1.350 m3. « On n’utilisera les fosses qu’à 80 % de leur capacité, la différence étant constituée par les gaz », explique René Monnier.
D’autres aménagements sont prescrits, parmi lesquels l’obligation de disposer d’une météo favorable à trois jours avant tout épandage. Après des remarques de la DREAL sur une première mouture du projet, le GAEC avait proposé de ne pas faire d’épandage la veille d’un jour de pluie. L’arrêté va donc plus loin, histoire notamment de prévenir les risques de lessivage. Ceux-ci le sont par ailleurs par le fractionnement et la limitation des quantités de digestats épandus. Ils le sont déjà dans le cadre de la prime à l’herbe (125 unités d’azote par hectare et par an), on ne pourra pas épandre plus de 40 unités par épandage sur prairie. L’arrêté reprend également la proposition de GAEC de ne pas épandre, quelles que soient les conditions, du 20 novembre au 20 février.
La mise en service du projet est prévue pour l’an prochain.
D B / L’Est Républicain - 16.09.2010
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