« L’hiver est fini parce qu’il a neigé sous les feuilles ». Nous avons entendu ce dicton d’autant plus précieux qu’inconnu de Google, hier dans la bouche de Claudine, une habitante de Saône. Signifie-t-il que la neige de la mi-novembre est tombée avant le feuillage des arbres ? Que c’était l’indice prémonitoire d’un hiver raccourci ? Ce que confirmerait cet autre dicton selon lequel « un hiver qui commence tôt est un hiver qui finit tôt ». Et qui fait penser au merle qui picore depuis quelques jours dans le jardin : « quand siffle le merle, l’hiver est fini ». Mais pas sûr qu’il ait sifflé. Et d’ail- leurs, « quand les oiseaux s’approchent des maisons, c’est qu’ils sentent la neige », mais ce ne sont pas les seuls. Alors ? Ces sentences aussi drôles que sérieuses disent-elles quelque chose du destin de notre hiver alors que certains déjeunent dehors ? « A la Chandeleur, l’hiver se passe ou prend vigueur », dit-on en même temps que « le temps de février ne reste pas en place ». On aime ces formules d’avant l’invention de la radio. Elles rappellent que nous sommes comme nos ancêtres, que nous avons besoin de repères, que parler de la pluie et du beau temps n’est pas si anodin. Nos rhumatismes le savent bien, eux qui se réveillent quand il va pleuvoir... D’ailleurs, « en février, parapluie ne manque d’emporter ». On dit à Fribourg que « si février ne fait pas son devoir, mars le fait ». Mars qui, comme l’affirmait Pierre Desproges, ne passera pas l’hiver...
11.02.2008