daniel bordur - journaliste

« La rentrée 2012 sera pire que celle de 2011 »

Le syndicat des proviseurs craint la suppression de 22000 postes dans l’Education nationale après la perte de 16000 cette année.


« Nous avons dit au recteur que la rentrée 2012 sera pire », dit Jacques Péquignot, principal du collège Victor-Hugo de Besançon et secrétaire académique du SNPDEN-UNSA (syndicat des personnels de direction de l’Éducation nationale). Aux 16 000 suppressions de postes d’enseignants annoncées pour la rentrée 2011 dans le pays, pourraient s’ajouter selon son syndicat la perte de 22 000 postes. En appliquant une simple règle de trois, l’académie qui perd 285 postes cette année, en perdrait une centaine de plus... « Cela provoque énormément d’émotion dans les rangs des personnels de direction. J’espère que le désaccord ne se transformera pas en indignation ». Quelle est la différence ? « Le désaccord est manifesté aimablement, l’indignation, c’est autre chose... »

Jacques Péquignot tient pourtant à préciser « la qualité de l’entretien » qu’il a eu, hier, avec cinq de ses « camarades » avec le recteur Eric Martin, Ce dernier a d’ailleurs annoncé s’être « engagé à porter à la connaissance du ministre la synthèse de tous les éléments apportés au cours de ce dialogue ».

La délégation du SNPDEN est venue avec 50 courriers de chefs d’établissements détaillant « ce que nous ne pourrons plus faire » afin « d’attirer son attention » sur l’augmentation du nombre d’élèves par classe, les « choix impossibles entre la suppression des enseignements facultatifs, le non dédoublement de l’aide personnalisée, le maintien des groupes de langue... »

Jacques Péquignot dit aussi « regretter s’être battu aux côtés du ministre pour la réforme du lycée : nous nous sentons trahis car il nous avait promis qu’elle se ferait à moyens constants ».

Daniel BORDUR / L’Est Républicain - 12.02.2011

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