daniel bordur - journaliste

Histoire : vers un allègement du bac S ?


Besançon. La fronde pédagogique des professeurs d’histoire-géographie de première vient d’être relayée par un collectif de parents d’élèves de Morteau. Hier, 136 personnes avaient signé une pétition en ligne demandant l’allégement des programmes et la possibilité d’un choix entre au moins deux sujets de chaque épreuve au bac qui, cette année, se déroule en fin de première.

La pétition pointe « les difficultés de compréhension liées à l’étude thématique » de l’histoire, et le « contenu semblant peu clair et peu attractif » du programme de géographie.

Des profs d’histoire-géo de plusieurs lycées de l’académie avaient constitué un collectif réclamant des aménagements de programme et la mise à l’écart du bac de certaines questions. « On a déstructuré la chronologie », indiquait Bénédicte Ponçot, prof au lycée Pergaud de Besançon, l’une des animatrices du collectif qui considère qu’il y a « trop de questions à traiter dans l’horaire imparti ». Des membres du collectif ont rencontré en décembre des inspecteurs généraux au rectorat. Ils en sont sortis avec la certitude de la reconnaissance de la « légitimité » des questions qu’ils avaient posées, y compris au niveau national. Ils ont indiqué craindre que les candidats du bac « souffrent » et ont obtenu quelques réponses.

Il ne devrait ainsi pas y avoir de composition, au bac, sur des sujets ayant sollicité moins de deux heures de cours et les consignes de correction devraient prendre en compte le caractère exceptionnel de la session 2012. En histoire, il n’y aura plus besoin d’une problématique dans la copie, même si « sa présence sera un facteur de valorisation ». En géographie, les sujets devraient être centrés sur l’analyse d’un ou deux documents.

Le collectif d’enseignants indique avoir recueilli 28.000 signatures en faveur du rétablissement de l’histoire-géo en terminale scientifique.

Daniel BORDUR / ER du 11.01.2912

Textes et images © Jurandoubs | mentions légales | Site réalisé avec SPIP par Lionel Volta.